L’ACCOMPAGNANTE

Lison, 30 ans, accueille chez elle sa mère adorée Rose, atteinte d’un cancer en phase terminale. Refusant toute distance, elle s’impose comme unique aidante, malgré les mises en garde de son compagnon Phil et de ses proches. Tandis que la maladie ronge le corps de Rose et altère progressivement sa lucidité, Lison commence à ressentir les mêmes douleurs, puis à voir son propre corps se transformer. Ses côtes se boursoufflent et se tordent, comme celles de Rose. Lison est persuadée d’absorber la souffrance de sa mère et que cela soulage cette dernière. Elle rompt avec son entourage et s’enferme dans une relation fusionnelle où soin et destruction se confondent. Isolée, épuisée, Lison glisse vers un point de rupture où l’amour devient une menace pour sa propre survie.

L’Accompagnante est né d’une expérience intime : accompagner ma mère jusqu’à sa mort. À travers Lison, une jeune femme qui commence à ressentir dans son propre corps la maladie de sa mère, le film explore ce que l’accompagnement fait aux corps et aux esprits de ceux qui restent. La douleur devient un langage, la souffrance semble circuler, et la frontière entre aide et destruction se brouille. Le film glisse vers un fantastique de la perception, où l’on ne sait plus très bien ce qui relève du réel ou d’un épuisement extrême. J’y mêle un humour noir, parfois déplacé, comme une tentative désespérée de reprendre souffle face à l’effondrement. L’Accompagnante interroge la violence de l’amour filial lorsque prendre soin de l’autre revient à s’abîmer soi-même.

long métrage fantastique

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